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Partager l’inspiration : Monica Brinkman

SL-13-FemmeBrinkman 02marsMonica Brinkman est une artiste dans l’âme. Son art lui a permis de relever les grands défis que la vie a mis sur son chemin. Aujourd’hui, elle souhaite partager le plaisir de créer et faire du bien à ceux et celles qui participent à ses ateliers.

Monica Brinkman s’est initiée jeune à la création, s’intéressant tout d’abord à l’art de la courtepointe. Rapidement, elle a eu la piqûre pour l’art de l’assemblage. En effet, cette tendance à rassembler de petites parties pour créer un tout la suivra tout au long de son cheminement artistique. Au tournant de la vingtaine, la vie a toutefois basculé. En effet, Monica Brinkman a reçu un diagnostic de maladie de Crohn. Au fil des ans, elle a dû subir six opérations importantes. Elle devait demeurer à la maison, restreignant ses activités. C’est dans ce contexte que l’art a pris une dimension importante dans sa vie. « J’ai commencé à ce moment à faire du vitrail. Avec les fragments de verre, je réalisais des mosaïques. Ça m’a réellement sauvé la vie, de m’investir dans mon art. Ça m’a gardée stimulée », confie l’artiste. Maintenant que son état de santé s’est nettement amélioré, Monica Brinkman souhaite partager les bienfaits que l’art peut avoir sur les gens : « Je souhaite vraiment que tout le monde puisse avoir accès au bien-être que l’art et la création procurent. »  Elle a d’abord organisé de petits ateliers de création dans les écoles de ses enfants, puis avec d’autres organisations jeunesse. Graduellement, elle s’est investie dans l’organisation d’ateliers dans la région.

En 2012, elle a travaillé avec les Artistes du bonheur, un regroupement d’adultes vivant avec une déficience intellectuelle. La mosaïste a pu voir de manière concrète comment l’art a permis à ces personnes de s’exprimer et de se réaliser. « C’est ma façon de redonner à la communauté, dit-elle. C’est très important pour moi. »

Lancer un message

Dans le cadre de ses ateliers, Monica Brinkman encourage les participants à créer une petite pièce qui sera mise en commun avec les autres pour donner vie à une grande œuvre collective. « J’aime voir le caractère unique de chacune des pièces, qui traduit la personnalité de chaque participant. Le cheminement personnel de chacun est essentiel, c’est ça l’important, ce qui fait du bien », explique l’artiste. Ce sont aussi les sentiments que la création suscite qui motivent Monica Brinkman : « Les participants sont fiers de voir le résultat final et de montrer à leur famille qu’ils ont contribué à l’œuvre. » L’art devient alors un moment d’échange et de partage, un outil de communication et de socialisation.

La mosaïste avoue également son penchant nostalgique, qui se traduit entre autres par la manie de collectionner de petits objets du quotidien et de les réutiliser dans ses œuvres. D’ailleurs, cette idée de réutilisation et de récupération est centrale dans sa démarche. Elle souhaite ainsi montrer l’importance de préserver l’environnement en brisant le cycle de consommation et en donnant une deuxième vie aux objets.

Qu’est-ce que Monica Brinckman entrevoit pour l’avenir? Elle caresse évidemment le rêve de pouvoir s’investir au maximum dans son art et ses ateliers. À partir du 9 mars, elle exposera quelques-unes de ses œuvres à la bibliothèque municipale de Vaudreuil-Dorion. C’est un rendez-vous!

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