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Plumes des champs : à la découverte de la pintade de Sainte-Marthe

IM-Pintades_WBPlumes des champs est une entreprise d’élevage saisonnier de plus de 4000 pintades biologiques située à Sainte-Marthe.

L’aventure de Mathieu Gosselin, propriétaire de Plumes des champs, dans le monde de l’élevage de pintades a débuté en 2007. Issu d’une famille de fermiers et ayant perdu toute confiance en ce qu’on achète à l’épicerie, il décide d’exploiter un poulailler pour l’usage exclusif de sa famille. Puis, après un bref rêve de vignoble, il découvre la pintade et décide, avec quatre associés, de se lancer dans la grande aventure de l’élevage de cet oiseau sauvage originaire d’Afrique.

Importé par les Portugais lors de la traite des esclaves noirs africains, ce volatile est surtout connu en Amérique du Sud, dans les Caraïbes et en Europe. Il existe environ huit espèces de pintades. Plumes des champs élève des pintades françaises. À noter que les Français, friands de bonne chère, ont rapidement fait l’élevage de ce gibier et développé d’excellentes façons de l’apprêter. Tout un défi attendait cependant Mathieu et ses associés, la pintade se comportant très différemment du poulet. Les points de repère de l’éleveur en agriculture et en élevage sont vains devant ce gibier. Les traditionnels filets à poules ne résistent pas à cet oiseau sauvage; seul le « carrelé à lapin » vient à bout de l’agressivité de ce volatile. De plus, l’éleveur doit protéger son élevage avec des filets, car ses pintades sont élevées en plein air, dans une volière. Non seulement ces filets empêchent-ils les pintades de s’envoler, mais ils les protègent contre des attaques d’oiseaux de proie et de coyotes avec l’aide de chiens des Pyrénées.

Mathieu Gosselin n’est toutefois pas au bout de ses peines, puisque la capture de cet oiseau pour l’abattoir s’est révélée beaucoup plus ardue que prévu. Moins simples d’esprit que les poules, les pintades ne se laissent pas facilement capturer. Après plusieurs tentatives et expérimentations, Mathieu et ses associés ont trouvé une stratégie tout en douceur pour capturer et mener ce gibier à l’abattoir.

Une viande biologique savoureuse et moins grasse

Élevés en brousse dès l’âge de quatre semaines, sans antibiotique, sans hormone ni aucun autre médicament ou produit chimique, les oiseaux de l’entreprise Plumes des champs disposent de 50 fois plus d’espace que ceux élevés en bâtiment. Selon monsieur Gosselin, « la chair de ce gibier ainsi élevé est plus savoureuse et de plus grande qualité, avec un très faible taux de gras. En comparaison avec le poulet élevé en grande production, dont le taux de gras est de 15 % et un taux de 18 % de protéines, la pintade de notre entreprise à un taux de 3,5 % de gras et un taux de 23 % de protéines. »

Le goût de ce gibier se comparerait à celui de la perdrix, soit entre celui du poulet et du canard, avec moins de gras. On cuit la pintade à feu doux au four ou dans une mijoteuse.

Selon Mathieu Gosselin, la viande fraîche doit être vieillie au réfrigérateur cinq ou six jours pour révéler un maximum de saveur. Vendue sous vide, elle se conserve, selon le type de congélateur, de 12 à 18 mois.

La viande de l’entreprise Plumes des champs est vendue à partir de la mi-août à la ferme et dans certains marchés publics durant l’automne, notamment au Marché champêtre de Rigaud, au Marché Sainte-Anne et au Marché fermier Mile-End, à Montréal. On peut également en commander, durant la même période, au www.marchegourmet.ca.

Comme l’élevage de la pintade de son entreprise est saisonnier, de la mi-mai à la première semaine de novembre environ, Mathieu Gosselin suggère fortement de réserver la viande. Ses 4000 pintades s’envolent rapidement, et il n’en reste plus à vendre en décembre.

Pour obtenir plus d’information ou commander de la viande, communiquez avec Mathieu Gosselin au 450 451-1298 ou à plumedeschamps@videotron.ca.

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