Logo

À l’origine des cadeaux des fêtes : le plaisir d’offrir, de génération en génération

gift box over white background 3d illustrationL’échange de cadeaux est un symbole de la fête de Noël. En effet, ce moment devenu sacré est central dans l’organisation des célébrations. D’où vient cette tradition d’offrir des présents à Noël?
Offrir des cadeaux au réveillon de Noël tire son origine de la culture catholique. En effet, le fait de donner un présent rappelle les cadeaux offerts à l’enfant Jésus par les rois mages. Vous souvenez-vous de leurs noms et de leurs présents? Gaspard, Melchior et Balthazar auraient donné de l’encens, de l’or et de la myrrhe, une résine odorante, à Jésus. Au Québec, cette tradition s’est implantée graduellement au XVIIIe et au XIXe siècle. Il était alors de mise d’offrir des gâteaux, des confiseries, des biscuits et d’autres douceurs, surtout aux enfants. C’est toutefois au tournant du XXe siècle que cette tradition s’est enracinée pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Pourquoi? C’est que la fête de Noël elle-même a pris un sens nouveau.

Un contexte particulier

Au tournant du siècle, le Québec connaît une ère de prospérité qui touche les sphères démographique, économique et sociale. L’optimisme est généralisé, c’est « la belle époque » et les gens jouissent d’un accroissement de la richesse collective et du pouvoir d’achat. Nécessairement, cette ère de prospérité influence les pratiques culturelles.

C’est une toute nouvelle société de loisirs et de consommation qui émerge. Les grands magasins sont de plus en plus présents dans les médias de masse, qui eux-mêmes deviennent des incontournables de la culture québécoise.

À cette époque, les journaux et la radio commencent à adapter leurs messages publicitaires à l’esprit des fêtes. Dans leurs réclames, les magasins associent des produits aux membres de la famille à qui ils pourraient plaire. C’est alors qu’offrir des cadeaux devient un incontournable du temps des fêtes. On verra le nombre de destinataires s’élargir considérablement. Cet échange de présents est associé à une symbolique particulière : elle permet de  tisser des liens entre les donateurs et rapproche les gens. Au début du siècle, l’étiquette guidait les usages en matière de cadeaux. Une femme ne pouvait acheter un cadeau à un autre homme que son mari. Les cadeaux étaient donnés par ce que l’on considérait un rang supérieur aux rangs inférieurs : par les patrons aux employés ou par les parents à leurs enfants, et non l’inverse. Au tournant du XXe siècle, les gens étaient aux prises avec le même défi qu’à notre époque : trouver le cadeau idéal. Encore peu familiers avec l’abondance dans les magasins, les Québécois de l’époque se rabattaient souvent sur des cadeaux classiques selon le sexe. À l’époque, il était tout à fait inacceptable d’offrir de l’argent, à part aux petits-enfants.  Déjà, les gens portaient un soin particulier à l’emballage des cadeaux, parant les boîtes de fils dorés et de dentelle.

Au-delà du cadeau, le partageAvec les décennies, peu de choses ont changé. La frénésie du temps des fêtes nous pousse encore dans les magasins, à la recherche de ce petit quelque chose qui fera le bonheur des gens qu’on aime. Entre nous et nos arrière-grands-parents, une chose demeure : le plaisir de donner, la joie de voir un être cher ravi de cette petite attention. Qu’offrir un cadeau revête un caractère symbolique ou non pour vous, rappelez-vous que Noël est le moment de consolider les liens qui nous unissent à nos parents et amis et de leur exprimer notre amour et notre reconnaissance. Le plaisir de donner peut prendre plusieurs formes, dont le bénévolat. À vous d’instaurer vos traditions!

Vous aimerez également

 

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués*