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À l’origine du jour de l’An : une tradition millénaire

Nouvel an horloge à minuit10… 9… 8… 7… 6… Tous connaissent ce décompte provoquant des cris de joie et des accolades. Au-delà de l’euphorie qu’il suscite, le jour de l’An est le résultat d’une histoire qui a, justement, traversé de nombreuses années.

Bien que les « jours de l’An » tombent rarement à la même date d’un calendrier à l’autre, on remarque une certaine concordance entre les pays de la zone tempérée. En effet, la « disparition » de la végétation durant l’hiver et sa « renaissance » au printemps ont nourri le mythe très répandu de la « renaissance cyclique » de l’année. Il n’est donc pas étonnant qu’un grand nombre de « jours de l’An » soient fêtés entre le solstice d’hiver et l’équinoxe du printemps.

En 46 avant notre ère, Jules César décide que le 1er janvier serait le jour de l’An. Les Romains dédient ce jour à Janus. Janvier doit justement son nom à Janus, le dieu des portes et des commencements : celui-ci avait deux faces : l’une tournée vers l’avant, l’autre vers l’arrière.

En France, le jour de l’An n’a pas toujours été le 1er janvier : la nouvelle année commence à cette date lors de l’Édit de Roussillon du 9 août 1564, promulgué par le roi Charles IX. Le jour de l’An a beaucoup changé au fil des siècles pour les peuples vivant selon le calendrier solaire. Aux VIe et VIIe siècles, par exemple, dans de nombreuses régions de France, le jour de l’An est célébré le 1er mars. Sous Charlemagne, l’année commence à Noël, alors qu’au temps des rois capétiens, Pâques marque le début de l’année. Cet usage est presque général aux XIIe et XIIIe siècles, et même jusqu’au XVe dans certaines provinces. Les généalogistes des rois de France doivent jongler avec les dates en fonction des lieux pour raconter l’Histoire puisque le début de l’année varie selon les provinces. Enfin, l’édit de Charles IX mit tout le monde d’accord en fixant le 1er janvier comme la date du Nouvel An.

En 1622, cette mesure fut appliquée par le pape Grégoire XV dans tout le monde catholique, notamment pour simplifier le calendrier des fêtes religieuses.

En Occident, la coutume est de fêter le Nouvel An par un banquet la veille, le soir du 31 décembre : c’est le réveillon de la Saint-Sylvestre. À minuit, chacun s’embrasse, parfois sous le gui, en se souhaitant les meilleurs vœux et en multipliant les bonnes résolutions. Puis, on offre les étrennes, cadeaux de nouvelle année.

ChampagnerLe jour de l’An est devenu une occasion de se réunir et de célébrer.

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