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À l’origine du menu des fêtes : des spécialités pour se régaler

Noël est grandement associé aux plaisirs de la table et aux gourmandises. Nombreux sont les Vaudreuil-Soulangois qui, à Noël, dégusteront dinde, tourtière et ragoût en plus des tartes, buches, sucre à la crème et carrés de riz soufflé. Mais d’où vient ce menu particulier?

Depuis toujours, les célébrations de Noël sont associées à un temps de l’année unique qui doit être souligné de manière particulière. C’est pourquoi le menu des fêtes se veut copieux et constitué d’aliments qu’on ne mange pas souvent. Pour une famille montréalaise relativement aisée, la nourriture commune de Noël passe des friandises, fruits, confitures, biscuits, liqueurs, vins et fruits de mer en 1860 aux viandes recherchées (bœuf et chevreuil) en 1880, puis à la nourriture la plus diverse en 1890. Les gâteaux, bonbons, fruits, noix et chocolats demeurent cependant des incontournables pour les enfants. Durant la période des fêtes, on trouvera, sur la table des citadins nantis, du plum-pudding, du jambon, des oranges, des citrons, des figues, des pruneaux, des raisins, des canneberges, du gingembre, du sirop d’érable, des saucisses, du rôti de porc ou du homard.

ChristmasLargement répandue, la dinde était mangée bien grasse, symbole d’abondance et de festivité. Elle était souvent accompagnée d’une gelée d’« atoca », mot d’origine amérindienne qui signifie « canneberge ».  La bûche, gâteau roulé originaire de Paris, est née au XIXe siècle et est devenue un régal pour les Canadiens français un siècle plus tard. Elle rappelle la bûche de bois qui crépite dans l’âtre de la cheminée. Dans la tradition européenne du Moyen-Âge, cette bûche devait protéger les maisons du malheur.

La controversée tourtière!

Tourtière, cipaille ou cipâte, pâté à la viande… Il vaut mieux faire attention aux termes utilisés, surtout en présence de collègues de Saguenay-Lac-Saint-Jean! En France, le mot tourtière désigne le moule utilisé pour faire cuire les tourtes. Au Québec, c’est souvent le nom donné à un pâté de viande hachée recouvert d’une abaisse qu’on sert comme accompagnement au repas principal de Noël. Cette appellation est toutefois inadmissible pour les habitants de Saguenay-Lac-Saint-Jean, patrie de la « vraie tourtière ». Celle-ci réunit au four, entre deux abaisses, des viandes variées (porc, veau, perdrix, lièvre, etc.), des pommes de terre, des oignons et du bouillon. Le pâté de viande hachée ressemble à la tourte, plat célèbre en France dès le Moyen-Âge, et à la meat pie, sa version anglaise. La tourtière du Lac-Saint-Jean a subi l’influence de cette meat pie et celle de la british sea-pie. Cette dernière serait à l’origine du nom d’un autre mets québécois qui rappelle la tourtière : le cipaille. Ce plat gaspésien est aussi composé de diverses viandes (chevreuil, orignal, perdrix) étalées entre six étages de pâte. Du 25 décembre au jour de l’An, ces trois plats sont consommés abondamment.

Des traditions individuelles

Chaque famille instaure aussi ses propres traditions culinaires des fêtes. Pour certaines, ce sera les beignets, les buffets froids, les pains sandwich, les tartelettes au sucre, le caramel, le sucre d’orge ou le lait de poule. Peu importe ce qu’il y aura sur votre table ce Noël, l’important se trouve tout autour. Le menu n’est qu’un prétexte pour passer un bon moment ensemble!

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