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À l’origine du père Noël : une histoire à la hauteur de la légende

Que serait la fête de Noël sans tout l’imaginaire qui entoure le barbu personnage qui, en une nuit, comble tous les enfants sages du monde? Si Noël a un ambassadeur, c’est bien sûr l’incontournable père Noël! Mais d’où vient cette légende?

La légende du père Noël remonte Moyen-Âge. En effet, c’est l’histoire de Nicolas de Myre, ayant vécu au tournant du IVe siècle, qui a inspiré cette légende. De son vivant, il aurait réalisé plusieurs miracles, dont certains liés à la protection des enfants. Canonisé après sa mort, Nicolas de Myre est considéré comme le patron des tout-petits. L’anniversaire de son décès, célébré le 6 décembre, est dès lors devenu la Saint-Nicolas. À l’époque, les Européens l’imaginaient barbu, vêtu d’un grand vêtement bleu à capuchon et doté d’une crosse d’évêque. Il passait de maison en maison la nuit de la Saint-Nicolas pour offrir des présents aux enfants.

Cette tradition demeurera européenne pendant une longue période, toutefois reléguée aux oubliettes durant la Réforme. Ce n’est qu’au tournant du XIXe siècle que cette figure mythique sera récupérée en Amérique du Nord sous l’influence, entre autres, des immigrants hollandais. D’ailleurs, en néerlandais, saint Nicolas se dit Sinterklaas, d’où le mot anglais Santa Claus.

Santa ClausL’image de saint Nicolas vêtu de rouge est alors popularisée dans les journaux et dans certains magasins. La publication des contes de Charles Dickens vers 1850 contribue aussi à la construction de l’iconographie de Noël. En 1931, la compagnie Coca-Cola contribue à fixer l’image du père Noël tel que nous le connaissons aujourd’hui en l’intégrant à ses publicités.

Au Québec

Très catholiques, les Québécois de langue française ont résisté plus longtemps que les anglophones à l’intégration du père Noël dans leurs célébrations des fêtes. Pendant longtemps, ils ont associé la distribution des cadeaux du réveillon à l’enfant Jésus.
« Nous avons été habitués à croire, par nos mamans, que c’était l’enfant Jésus qui descendait, pendant la nuit de Noël et du jour de l’An, dans nos demeures pour remplir de bonbons, de friandises et de jouets les longs bas des petits enfants pour les récompenser d’avoir été bons, sages et pieux », a écrit un journaliste du Soleil en 1905.

En effet, au début du siècle, c’est plutôt à l’enfant Jésus que les enfants rédigeaient des lettres de souhaits qu’ils déposaient devant la crèche.

Pendant ce temps, l’image du père Noël, ou du « bonhomme Noël », s’enracine. Avec le tournant commercial que prend la fête de Noël au début des années 1900, l’image de l’enfant Jésus tend à se détacher de l’aspect mercantile de la fête. C’est plutôt ce bonhomme Noël, adepte des vertus chrétiennes, qui prendra la relève. Toutefois, dans la première décennie du XXe siècle, le Santa Claus américain prendra le dessus dans la culture québécoise. Symbole d’abondance et de générosité, il gagne d’abord le cœur des Montréalais anglophones. D’ailleurs, quand la population francophone l’adopte, elle conserve Santa Claus, le nom père Noël n’arrivant que plus tard. Au cours du XXe siècle, Santa Claus devient un incontournable des fêtes. De nombreux enfants montréalais des années 1950 parleront de l’importance de leur visite annuelle au magasin Eaton du centre-ville pour le voir.

L’histoire se poursuit

Visites dans les magasins, défilés, lettres de souhaits, décorations : le père Noël s’est enraciné dans nos pratiques. Aujourd’hui, il est associé à la magie de l’enfance et aux souvenirs inoubliables des Noëls fébriles. C’est avec un plaisir réel que les parents entretiennent ce mythe pour les tout-petits.

Du saint Nicolas médiéval au père Noël de nos jours, le mythe a évolué et s’est ajusté aux pratiques culturelles. Cependant, il vous appartient de lui donner le sens que vous souhaitez!

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