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La famille Pineault : quatre générations de femmes passionnées

SL12-maman_pineault_CMYK_WBAlberte Bouchard-Pineault, 92 ans, Claudette Pineault, 64 ans, Sophie Pineault, 38 ans, et Flavie Roussin, sept ans, partagent un lien unique. À l’approche de la fête des Mères, chacune partage sa vision du lien qui les unit.

C’est avec émotion qu’Alberte Bouchard-Pineault parle de ses enfants, de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-enfants. Issue elle-même d’une famille de six enfants, elle a été initiée très jeune au rôle de mère. En effet, elle a été appelée à prendre soin de ses frères et de ses sœurs cadets, développant sa fibre maternelle à un jeune âge.

Pour elle, fonder sa propre famille était très important. Comme l’ont fait plusieurs femmes de sa génération, elle s’est mariée, puis a élevé à la maison ses deux filles et ses trois garçons.

« Pour moi, l’important était d’élever mes enfants dans un climat d’amour. J’ai peut-être été une maman un peu sévère parfois, mais j’ai toujours voulu donner le mieux à mes enfants », explique-t-elle.

Voulant avant tout être disponible pour sa famille, Alberte s’est investie cœur et âme pour ses enfants. Aujourd’hui, à 92 ans, elle se sent choyée par la vie : « Ma famille est une fierté, une véritable récompense que la vie m’a donnée. »

Un des fils d’Alberte, Jean-Paul Pineault, a rencontré Claudette Beauchamp en 1962, dans le quartier montréalais de Pointe-Saint-Charles. Cinq ans plus tard, l’année de l’Expo, le couple se mariait. Une autre époque, une autre génération…

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Claudette, comme Alberte, souhaitait se marier et avoir des enfants qu’elle élèverait à la maison. « On ne pensait pas à la carrière à l’époque. Je souhaitais rester à la maison avec mes enfants. Mais déjà, l’influence du féminisme encourageait les femmes à intégrer le marché du travail à l’époque. Aujourd’hui, je vois mes deux filles concilier le travail et la famille et je me dis que toutes ces responsabilités doivent être difficile à gérer! » lance-t-elle.

Alberte émet d’ailleurs les mêmes réserves à ce sujet : « Aujourd’hui, les femmes ne semblent plus avoir le choix de travailler. C’est dommage, je me demande si c’est pour le mieux. »

Issue d’une famille de 10 enfants, Claudette accorde une importance de premier plan à sa famille. L’honnêteté, le respect et la disponibilité sont des valeurs importantes qu’elle a voulu transmettre à ses enfants, qu’elle a élevés à L’Île-Perrot. Aujourd’hui, elle demeure très proche de sa belle-mère, qu’elle considère véritablement comme une mère, de ses filles et de ses petits-enfants.

Claudette et Jean-Paul vivent maintenant à la campagne. La visite de leurs filles et de leur famille respective est l’occasion de partager de bons moments en plein air, loin des gadgets techno­logiques de notre époque. « Ce style de vie favorise le partage et les échanges. Nous apprécions beaucoup ça », dit Claudette.

Sophie Pineault et Flavie Roussin

Sophie Pineault est artiste dans l’âme. Le climat familial dans lequel elle a grandi, avec ses parents, Claudette et Jean-Paul, lui a permis de développer des valeurs très humaines. « J’ai beaucoup apprécié la disponibilité et la chaleur de mes parents. Le respect et l’empathie sont des valeurs que je souhaite transmettre à mes enfants à mon tour », déclare la résidente de Pincourt.

La génération de Sophie a adopté un rythme de vie bien différent de celui des précédentes. En effet, plusieurs intègrent le marché du travail. Sophie, pour sa part, occupe un emploi à temps partiel dans une clinique vétérinaire de la région. « C’est un choix de vie qui permet un bon équilibre. J’arrive à pratiquer un métier qui me stimule, à être disponible pour les enfants et à investir du temps dans ma passion pour la création. Je peux m’épanouir sur tous les plans », indique l’artiste peintre.

À la maison, les moments de discussion et de partage entre Alexandre Roussin, le papa, Émile et Flavie sont bien importants. Pour Sophie, il est primordial que ses enfants s’épanouissent à leur tour.

La petite Flavie Roussin, sept ans, est allumée et dynamique. Timidement, elle parle du lien qui l’unit à sa grand-mère : « J’aime bien aller chez grand-maman. Elle est gentille et drôle. Elle passe beaucoup de temps avec moi et me donne de la gomme! » Visiblement, la petite famille passe de beaux moments ensemble.

En parlant aux quatre générations de cette famille, il est fascinant de constater les constances et les similitudes de leurs visions de la famille. La transmission s’est réalisée, s’adaptant toutefois à des contextes sociaux différents. Si le style de vie est générationnel, les valeurs familiales demeurent.

À l’occasion de la fête des Mères, prenez le temps de discuter avec vos mères, vos grands-mères et vos arrière-grands-mères si vous en avez la chance. Vous aurez le plaisir de découvrir, comme l’a fait la famille Pineault, la nature des liens qui vous unit.

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