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Obtenez-vous la meilleure protection de vos avertisseurs de fumée?

Depuis plus de trente ans, des études démontrent que les incendies dans les habitations modernes sont plus mortels qu’auparavant. Ces maisons et leurs meubles sont fabriqués avec une plus grande quantité de matières synthétiques qui, en brûlant, dégage davantage de gaz inflammable et toxique. Ainsi, les divers éléments de l’incendie, menaçant la vie des occupants, se développent plus rapidement que durant les années 70. En effet, à cette époque, les matériaux utilisés dans la conception des maisons et de l’ameublement étaient plus naturels.

Résultat : plus les incendies se développent rapidement, moins les occupants ont de temps pour évacuer la résidence. De nos jours, une évacuation sécuritaire doit s’effectuer en moins de trois minutes après avoir entendu le signal d’alerte de l’avertisseur de fumée. D’où l’importance d’assurer le bon fonctionnement des avertisseurs de fumée sur chaque étage de la résidence. La durée de vie d’un avertisseur de fumée ne devrait pas dépasser plus de 10 ans.

Bien entendu, tous les avertisseurs de fumée sur le marché canadien doivent être conformes à la norme CAN/ULC-S531 des Laboratoires des assureurs du Canada. Cette norme renferme une trentaine d’exigences relatives au rendement et une vingtaine d’exigences relatives à la construction dont une centaine d’essais individuels.

Saviez-vous qu’il est possible d’optimiser la performance de détection d’un incendie dans votre résidence? Sur le marché, trois types d’avertisseurs de fumée permettent d’atteindre des résultats efficaces.

Le plus commun et le moins dispendieux est l’avertisseur à ionisation. Au cours des essais des ULC, les avertisseurs à ionisation ont été plus efficaces en présence de feux flambants à combustion rapide, qui se propagent rapidement en émettant des particules minuscules. Ce type de feux comprend les feux de liquides inflammables, de combustibles légers peu compacts et de graisse de cuisine.

L’avertisseur de fumée qui gagne en popularité est celui qui fonctionne avec une cellule photoélectrique. Au cours des essais des ULC, les avertisseurs à cellule photoélectrique se sont avérés plus efficaces en présence de feux couvants à combustion lente qui peuvent brûler pendant des heures avant de s’enflammer et d’émettre de grosses particules de fumée. Ce type de feux comprend les feux de cigarettes dans la literie et l’ameublement.

Le troisième type d’avertisseur de fumée est celui à double technologie qui combine à la fois les deux modes de détection (ionisation et photoélectrique). Comme le risque d’être confronté à l’un ou l’autre de ces types de feu est bien réel, ce type d’avertisseur de fumée représente un excellent choix.

Ainsi, pour assurer une protection maximale face à un incendie, nous vous recommandons d’installer un avertisseur de fumée dans chacune des chambres à coucher. Profitez de l’occasion pour combiner à votre avertisseur de fumée existant, généralement de type ionisation, des avertisseurs de fumée de technologie photoélectrique. Ainsi, avec ces deux types d’avertisseurs de fumée sur le même étage, vous augmenterez la capacité de vos avertisseurs de fumée à détecter rapidement l’ensemble des fumées produites par un incendie. Au remplacement de vos avertisseurs de fumée, à la date indiquée par le manufacturier sur le boîtier ou lorsqu’aucune date n’est présente, installer des avertisseurs de fumée à double technologie est une excellente option pour augmenter votre sécurité et celle de vos proches.

Bonne semaine de prévention des incendies et n’oubliez pas de remplacer les piles de vos avertisseurs de fumée au prochain changement d’heure.

Stéphane Séguin
Directeur-adjoint
Service d’urgence et de sécurité publique – Ville de Pincourt

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