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Solidarité et partage : Tendre la main

Man and woman handsVéronique Girard, directrice de l’organisme Hébergement La Passerelle, et toute l’équipe d’intervenantes de ce centre pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants sont confrontées tous les jours au côté plus sombre de la condition féminine. C’est cependant avec dévouement et force qu’elles campent l’important rôle de phare pour ces femmes en détresse.

Le rôle d’intervenante auprès de femmes victimes de violence conjugale et de leurs enfants n’est pas aisé. En effet, ces intervenantes sont confrontées au quotidien à des histoires difficiles sur le plan émotif. Toutefois, la volonté d’aider ces femmes à rebâtir leur confiance et leur vie demeure une source de motivation et le moteur des intervenantes.

« C’est vrai, il faut une certaine solidité émotive et une certaine retenue. Toutefois, ce que nous voulons, c’est laisser toute la place à la femme qui sollicite notre aide pour qu’elle se libère de ce qu’elle vit », explique Véronique Girard.

La solidarité entre femmes rend plus facile ce soutien. Au-delà de l’intervention, cette solidarité féminine permet aussi aux intervenantes de s’aider mutuellement.

2013 : de nouvelles réalités

Dans notre société moderne, les femmes vivent de nouveaux problèmes qui nécessitent la création de nouveaux services dans les organismes de soutien. « Dans la région de Vaudreuil-Soulanges, nous assistons à un nouveau phénomène d’itinérance féminine », explique Véronique Girard. Et d’ajouter : « Ces femmes, parfois monoparentales et sans emploi, se retrouvent à court de ressources et complètement isolées, sans endroit où demeurer. » Avec les nouveaux arrivants dans la région, certaines femmes se retrouvent isolées, avec des difficultés d’insertion sociale et d’adaptation. Tout l’aspect de la santé mentale demeure également important.   Ces nouvelles réalités soulèvent de nouveaux problèmes auxquels les organismes venant en aide aux femmes s’efforcent de répondre.

Un geste essentiel : parler

« Le message qu’il faut lancer aux femmes de Vaudreuil-Soulanges, c’est de parler. Parlez de vos problèmes sans honte et sans culpabilité. Il est essentiel de briser le cycle de l’isolement et de tendre la main vers une source d’aide. Et il en existe plusieurs », lance Véronique Girard.

Dans le cadre de la Journée internationale des femmes, la directrice souhaite mettre l’accent sur l’importance de partager. Pour elle, il s’agit d’une journée de fierté, l’occasion de conscientiser la population aux problèmes propres aux femmes.

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