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Un conte original écrit  par notre lutin – L’aventure de Bryan

Un conte original écrit par notre lutin – L’aventure de Bryan

Quand on pense à Noël, ou qu’on en parle, souvent c’est du père Noël qu’il est question en premier.

On oublie trop souvent ceux qui gravitent autour de ce costaud personnage. On oublie la mère Noël, qui joue un rôle essentiel, et les rennes, sans qui il ne pourrait faire le tour du globe en quelques heures pour distribuer les étrennes aux enfants sages du monde entier.

Pis encore : on n’évoque pas assez souvent ces petits rigolos que sont les lutins.

Depuis quelques années, la frénésie s’est emparée d’une tranche de la population à l’égard de ces jeunes farfadets qui apportent de la magie à la maison quelques semaines avant la nativité.

J’ai eu la chance cette année de voir un lutin apparaître chez moi. Il a fait la joie des enfants. Il a joué quelques tours la nuit venue, à l’insu des enfants qui dormaient à poings fermés. Mais rien de
bien malicieux. Notre lutin Bryan est fort aimable.

Tant et si bien qu’il a pris quelques heures, par une nuit très froide, pour écrire un conte. En fait, il y raconte comment il est arrivé dans nos vies.

Une histoire originale que j’ai adoré lire et qui, je l’espère, plaira à vous aussi.

Une belle occasion de raconter une histoire de Noël aux enfants et de les faire patienter jusqu’au 24 décembre, jour où Bryan et tous ses amis lutins devront rentrer à la maison à bord du traîneau tiré par les neuf rennes du père Noël.

En attendant, je vous souhaite de joyeuses Fêtes, un merveilleux Noël et une année 2014 remplie des plus belles choses, dont la santé et la prospérité.

Il était une fois…

Non, non, non! L’histoire commence maintenant.

Et c’est moi qui vous la raconte.

J’aimerais d’abord me présenter. Je suis Bryan, un lutin du père Noël.

Les gens croient connaître notre légende. C’est parce que nous l’entretenons. Mais je vais vous raconter une aventure bien particulière.

Il était donc une fois… Non!

Il y a quelques semaines seulement, je vaquais à mes occupations dans l’atelier du père Noël, au pôle Nord.

– Bryan! Bryan! cria le rougeaud et barbu personnage que tout le monde connaît.

– Quoi? Que se passe-t-il, père Noël? répondis-je.

– Bryan, ça ne va pas du tout. Il nous manque une vis bien spéciale pour ces magnifiques petits robots transformables. Pour leur donner un peu de fringant. Tu dois aller là où l’on fabrique ces vis et nous en rapporter quelques milliers. La seule chose, c’est que c’est très loin d’ici…

enfantrobottest– Mais je peux y aller, père Noël. Ça me ferait plaisir. Je peux y aller avec Tornade et revenir très rapidement. Il s’agit de votre renne le plus vite et le plus agile. Nous serons revenus avant que vous n’ayez pu crier canne de bonbon à la menthe poivrée!

– Bryan, tu sais bien qu’à un mois et demi de Noël, les rennes sont en pleine préparation. Ils ne peuvent se permettre de perdre du poids. Ils auront besoin de toute leur énergie pour aller visiter tous les enfants sages de la planète le soir de la grande célébration.

– Mais, père Noël, comment puis-je me rendre là où l’on fabrique cette pièce et revenir rapidement pour
préparer les étrennes?

– Ha! Je peux bien te confier le secret maintenant. Tu es un lutin vétéran, et je te fais pleinement confiance. Tu pourras utiliser l’ascenseur magique. C’est l’ascenseur que nous a préparé notre lutin Pickle il y a maintenant bien longtemps.

– Qui est Pickle? Quel est cet ascenseur? Où sont-ils? Où dois-je aller, père Noël?- Viens, mon grand Bryan, nous allons parler de ça devant un bon verre de lait de poule et un biscuit de pain d’épice que nous a préparés mère Noël.

perenoeletpetitC’est ainsi que le père Noël me fit la confidence sur cet ascenseur qui va plus vite qu’une comète. Il me précisa aussi à quel endroit je pourrais trouver les vis manquantes.

Bang! Pow! Pouf!

Après les préparatifs, je fis mes salutations à mes collègues lutins, qui devaient quant à eux continuer à fabriquer les tablettes informatiques, les poupées aux yeux magnifiques, les chaussures élégantes et les casques d’écoute qui font jouer une musique du tonnerre. Je fis la bise à ma lutine préférée, Grelot.

Puis, je partis. Nous étions le 26 novembre. Il était presque 20 h.

C’est vrai que cet ascenseur est rapide. Il s’emballa. Je fis des cabrioles et autres « sparages » dans le ciel étoilé quand, tout à coup, un coup, c’est le cas de le dire, un coup tonna.

Ou fut-ce plutôt : Pow! Ou encore : Pouf, batabang! Un coup tonna.

fuseetest3Puis j’atterris. Mais, m’est d’avis que ce n’était pas au bon endroit.

Sur le panneau de circulation que je pus lire c’était écrit : « Bienvenue dans Vaudreuil-Soulanges ». Bizarre. Je connais bien. Sur la mappemonde magique de l’atelier du père Noël, il est toujours indiqué que les enfants d’ici sont sages.
Mais, et c’était bien ça le problème, je ne venais pas d’atterrir là où je devais le faire à l’origine.
J’ouvris ma tablette et tentai, tant bien mais pas si bien que ça, de me brancher sur la fréquence du pôle Nord. Bienvenue

Tout ce que je pus faire, ce fut de tomber sur mon Facebook. Là, sur mon fil d’actualités, on parlait d’une explosion dans le ciel de Vaudreuil-Soulanges, d’un ovni, d’une comète.

Ça me fit bien rire. Je dus me cacher pour que les gens ne sachent pas ce que c’était.

Je passai une partie de la nuit à tenter de trouver une façon de repartir. Sur ma page Facebook, je découvris qu’une oie parlante vivait dans la région. Je trouvai l’oie.

– Bonjour, Madame l’oie. Vous parlez?

– Bien certain. Quand on ne me court pas après comme une furie, bien sûr que je parle. Que puis-je faire pour toi, gentil lutin?

– Je me suis perdu et je tente de trouver un moyen d’entrer en communication avec le père Noël.

canard– Tu parles d’un problème! Je peux bien tenter de t’aider, mais qu’y puis-je?

– Je pourrais voler sur votre dos. Jusqu’au pôle Nord.

– Lutin… tu n’y penses pas? Tu es trop lourd, tes jambes trop longues.

De plus, je quitte ce soir pour le Sud.
Ce n’est pas du tout dans la même direction.

– Je pourrais voler avec vous un court moment et trouver un autre moyen.

Réfléchissons ensemble.

Qu’en pensez-vous?

– Essayons!

newyorkEt nous fîmes. Je volai avec l’oie pendant un bon moment quand elle décida de faire une pause.

Nous étions très loin de Vaudreuil-Soulanges.

Nous survolions la Grosse Pomme.

Elle vit Central Park et décida de s’y poser.

– Je fais une pause, Bryan, m’annonça-t-elle.

Elle connaissait maintenant mon nom, car nous avions échangé pendant ce long périple.

– C’est parfait. Je vais visiter.

– Non, Bryan. Ne t’éloigne pas de moi. Je repars bientôt.

– Je fais ça à la vitesse de l’éclair.

– D’accord, mais si tu n’es pas ici dans 15 minutes, je repartirai pour la Floride. J’ai hâte de voir Walt Disney World. Je dois y être pour Noël.

On dit que c’est magnifique, magique. newyork2

– Promis.

Je m’exécutai rapidement en évitant le regard des humains.

Parce que, lorsqu’un humain m’aperçoit, je cesse de bouger.

Je deviens immobile comme une peluche.

Tout allait bien, je venais de voir un danseur dans le Park, la statue de la Liberté, Times Square et la patinoire du Rockefeller Center quand je crus apercevoir le père Noël.

– Hé, père Noël! Père Noël?

photographeLe gros barbu s’était déguisé. Il avait teint sa barbe d’une couleur plus foncée. Il portait une veste bleue et un jean. Il était accompagné d’une jolie fée.

Mais pourquoi était-il à New York? Sûrement qu’il me cherchait partout sur la planète et qu’il avait aperçu le signal de GPS intégré au pompon de mon bonnet vert.

– Père Noël, je suis ici!

Mais quand il se tourna vers moi, je figeai… redevenant un toutou. Peut-être n’était-ce pas lui…

Je décidai de le suivre pour en avoir le cœur net. J’en oubliai l’oie.

Des heures plus tard, quand le père Noël bleu grimpa dans un
autobus en compagnie d’une quarantaine de touristes, je compris que ce n’était pas lui.

Je décidai quand même de m’accrocher à ce moyen de transport et de faire un autre bout de chemin.

Cette fois au moins nous partions vers le nord.

Au bout de quelques heures, bien accroché au parechoc arrière de l’autobus, je vis un beau panneau de circulation indiquant :

enauto« Bienvenue dans Vaudreuil-Soulanges ».

Bizarre. Je revenais à ce point.

Ma cause n’allait pas beaucoup mieux. Je devais trouver un moyen.

Soudain, lumineuse comme le nez de Rudolph, une idée fit irruption.

Je vais me rendre chez ce couple et jouer de vilains tours. Le père Noël verra sûrement un être pas très sage dans Vaudreuil-Soulanges et se posera des questions. Il me retrouvera.

Pendant ce temps au pôle Nord…

avecmerenoel– Mère Noël, je crois que j’ai retrouvé Bryan.

– Quoi, père Noël? Où est-il?

– Je vois briller, comme un lumignon, le signal de son GPS. Il serait dans Vaudreuil-Soulanges. Et il jouerait des tours de petit gredin. En fait, des canulars pas si pendables que ça.
– Que fait-on pour aller le chercher?

– Je m’en occupe! Demande aux lutins de continuer à préparer les cadeaux avec les vis que nous avons enfin pu dénicher pendant son absence.

Le père Noël attela donc, parce qu’il s’agissait d’une urgence, son attelage avec ses neuf rennes. Il prit son envol et retrouva l’accueillante maison où était caché Bryan.

Nous en sommes là. J’ai bien reçu la visite du père Noël. Nous nous sommes rencontrés sur le toit de mon petit foyer si chaleureux. Et j’ai même trouvé le moyen de retourner au pôle Nord pour y apporter des listes de cadeaux. Mais je ne désire plus partir de chez la famille qui m’a si bien accueilli. J’y suis tellement bien.

Même que je ne fais pas de si mauvais coups.

– Bryan, tu dois revenir avec nous. Nous avons besoin d’aide ici. Même si d’autres lutins ont réparé l’ascenseur et trouvé nos vis, tu dois donner un coup de main à l’atelier.

– Mais, père Noël, j’ai tant de plaisir. On dirait que Cupidon m’a lancé une flèche. Je mange des biscuits, du délicieux gâteau aux fruits, du ragoût. Et je joue avec les toutous de la fillette. Je m’amuse avec les voitures du garçon et l’iPod de la grande adolescente.

– Bryan, puisque tu as été sage cette année, tu peux rester. Mais tu dois me promettre de revenir avec moi le 24 décembre.

– Avec vous dans le traîneau? J’aurai cette chance?

– Oui. Et tu dois aussi veiller à ce que les enfants chez qui tu demeures restent sages. Et si tu fais tout ça, l’an prochain tu pourras y retourner.

surletoit– Quoi? Oh! Merci, père Noël! Vous êtes si gentil. Si vous étiez un enfant, vous mériteriez un cadeau.

– Tout le monde, Bryan, a un cœur d’enfant. C’est pour ça que les gens aiment les contes de Noël.

C’est aussi pour ça que j’ai décidé de vous raconter cette histoire.

J’espère que vous aussi vous passerez un joyeux Noël et une merveilleuse année 2014. Si vous êtes sages, peut-être qu’un de mes collègues établira résidence chez vous l’an prochain.

 

 

 

 

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