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Crèche – Croire en ses rêves et en son propre potentiel

Serge Isabelle retire une fierté d’avoir construit sa crèche lui-même. Àl’époque il n’avait pas été reconnu, mais il n’a jamais cessé de travailler le bois, une passion pour lui. Photo G. de Chantal

Serge Isabelle retire une fierté d’avoir construit sa crèche lui-même. Àl’époque il n’avait pas été reconnu, mais il n’a jamais cessé de travailler le bois, une passion pour lui. Photo G. de Chantal

Serge Isabelle n’oubliera jamais la création de sa crèche. Il l’a construite de ses mains et elle est toujours la crèche sous son sapin, près de sept décennies plus tard. Voici l’histoire.

Je me présente, Serge Isabelle, je suis natif de Coteau-du-Lac. Vers 1947, à l’âge de 10 ans, la « maîtresse » d’école nous avait demandé de construire nous-mêmes, une crèche de Noël pour le concours de la plus belle crèche de Noël de l’année 1947 de Coteau-du-Lac. Un concours qui se tenait au Pavillon Wilson.
Sans l’aide de mes frères, ni de mes sœurs et ni de mon père, qui était un des bâtisseurs de Coteau-du-Lac, j’ai construit rapidement cette crèche avec des petits rondins ici et là qui se trouvaient autour de la grange familiale sur la Route 338 en utilisant des « p’tits clous ».
J’ai même été réprimandé par mon père parce que j’avais utilisé son égoïne, non seulement sans sa permission, mais en ne la replaçant pas dans son coffre à outils après l’avoir utilisée. Le lendemain, il a été travaillé à La Prairie et il n’a pas retrouvé son instrument. Il était furieux.

Poursuivre son rêve

Malgré tout, j’ai continué à croire que je pouvais présenter la meilleure crèche. J’ai été emprunter une brassée de paille chez mon oncle pour faire le toit. Ma mère a cousu la paille servant de toiture et de plancher. Les figurines m’ont été données plus tard pour compléter le fameux ensemble.
Enfin, quand je l’ai présentée, notre « maîtresse » trouvait cette crèche trop bien faite pour mon âge. Elle avait des doutes. Elle m’a dit que j’aurais gagné si je ne l’avais pas fait avec mon père et si je l’avais faite seul. C’était le cas.

Il faut croire que j’avais dès mon jeune âge des habiletés dans la menuiserie. Je crois que lorsque nous avons des habiletés dans les sports ou dans tous genres de métiers, il est important de poursuivre et de persévérer et même, lorsqu’il y a des embûches.
Je vous souhaite à tous Joyeux Noël et Bonne Année et beaucoup de santé et de bonheur.
Serge Isabelle a toujours été menuisier dès qu’il a atteint l’âge de travailler. Il a eu sa propre compagnie pendant de nombreuses années et jouit maintenant d’une retraite méritée.

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