Logo

Oui je le veux… prise deux

Selon les tendances de divortialité que connaît le Québec depuis la fin des années 1980, environ un mariage sur deux se termine par un divorce. D’un point de vue légal, un mariage est également dissous à la suite du décès d’un conjoint. Mais dans quelle mesure les divorcés et les veufs se remarient-ils? Ceux qui convolent à nouveau le font-ils avec un conjoint environ du même âge et du même état matrimonial? Combien de temps s’écoule entre la fin d’un mariage et un remariage? Jusqu’à la fin des années 1960, les remariages étaient assez peu fréquents au Québec et concernaient surtout des veufs. Cette situation a changé rapidement à la suite de la libéralisation du divorce, en 1968, et de la légalisation du mariage civil, en 1969. De fait, de 1966 à 1976, le nombre de remariages de divorcés est passé de 544 à 4411 chez les hommes et de 367 à 3424 chez les femmes.

Statistiques éloquentes

C’est au cours de la première année suivant le divorce que les remariages sont les plus fréquents. Il est probable que les remariages rapides concernent surtout des personnes qui ont demandé le divorce spécifiquement pour pouvoir officialiser une nouvelle union.

Or, les personnes qui ont perdu leur conjoint à la suite d’un décès sont beaucoup moins portées à se remarier que celles qui ont divorcé, surtout les femmes.

Au Québec, nombreux sont ceux à unir leur destinée, pour une première, deuxième ou troisième fois, à 50 ans et plus.

En 2013, ce sont en fait 3462 mariages qui ont été recensés pour les couples québécois de 50 ans et plus, dont 454 couples dont l’homme et la femme ont plus de 65 ans.

L’écart d’âge avec le conjoint est souvent de faible ampleur chez les personnes qui se marient pour la première fois. Chez les célibataires, les écarts d’âge se situent autour d’au plus un an. Le portrait diffère dans le cas des remariages, surtout chez les hommes. Comme les célibataires, les hommes divorcés ou veufs se remarient assez rarement avec une femme plus âgée. Par contre, en proportion, ils sont beaucoup plus nombreux à épouser une conjointe ayant plusieurs années de moins qu’eux. Chez les couples de sexe opposé, la décision de se remarier est souvent prise par deux conjoints qui ont déjà vécu la dissolution d’un mariage. De fait, la majorité des veufs et des divorcés qui se sont remariés de 2009 à 2011 l’ont fait avec un conjoint qui n’en était pas non plus à son premier mariage.

En résumé, une étude démontre qu’une minorité de divorcés et qu’une très faible proportion de veufs décident de se remarier. Ceci ne surprend guère dans un contexte où même les célibataires se marient peu, préférant souvent vivre en union libre. Il apparaît également que les femmes sont moins portées à se remarier que les hommes, surtout les veuves. Quant au profil du nouveau partenaire, la majorité des personnes qui se remarient le font avec un conjoint qui a lui aussi déjà été marié.

Vous aimerez également

 

<<