Logo

Perpétuer la magie…

MarieAndree_Voeux_CMYK.tif

Marie-Andrée Prévost Propriétaire de VIVA Média

Il y a bien longtemps que je ne crois plus au père Noël… que j’ai deviné que ce bonhomme en habit rouge n’était nul autre que mon papi ou un oncle, qui pour un moment enfilait ce magique habit pour voir l’émerveillement dans les yeux de ses petits-enfants ou de ses neveux. Qui acceptait pour un moment d’être au cœur de la plus belle des fabriques de souvenirs.
J’ai des souvenirs très précis de ces moments où après le traditionnel souper du 25 décembre chez mes grands-parents Marcoux j’attendais patiemment (ou pas) l’arrivée du père Noël. J’avais hâte de m’asseoir sur ses genoux et de pouvoir lui dire que j’avais été sage, donc que je méritais mon cadeau, ma récompense.
Il faut bien se le dire, le père Noël avait assurément une influence sur mon comportement. Il s’agissait que quiconque me dise que « le père Noël » n’allait pas être très content pour que « comme par magie » je devienne plus sage et conciliante ou plus collaborative et serviable.
Ce n’est que plus tard, par contre, que j’ai découvert le stratagème et toutes les ruses de mes oncles et tantes pour taquiner le valeureux « père Noël d’un soir ». Croyez-moi, chez la famille de Henri et Rita, le moins que l’on puisse dire c’est que ses membres ont l’esprit festif! Personne n’était à l’abri des frasques et taquineries, pas même « l’invité spécial » et les petits nouveaux (chums et blondes).
Pauvre père Noël… Il fallait être fait fort pour garder le contrôle de la foule enthousiaste des Marcoux. Imaginez 11 frères et sœurs avec leurs conjoints tout aussi festifs et « énervés » les uns que les autres. Onze enfants, heureux de se retrouver pour dire et faire des niaiseries en essayant de ne pas trop exaspérer ma grand-maman… Malheureusement, depuis quelques années, je n’assiste plus à ce traditionnel 25 décembre, la vie et les évènements nous ont éloignés, mais les souvenirs de tous ces Noëls sont gravés en moi et me rappellent à quel point la magie peut être présente.
C’est un peu cette magie (avec quelques variantes) que j’ai essayé de perpétuer avec mes parents, mes sœurs et nos filles. De-puis longtemps (toujours) chez la famille de Gaëtan et Angèle, c’est le 24 que ça se passe. C’est la veille de Noël que Patricia, Marie-Chantal et moi, nous nous donnons rendez-vous avec conjoints et enfants pour jaser, célébrer et faire vivre la magie à nos enfants.
C’est à ce moment que nous lâchons aussi notre fou. On a eu beau essayer le principe du bâton de la parole, du tour de table, de la main levée… Rien à faire, nous sommes tous porteur du même gène, soit celui de parler tous en même temps. C’est certain que ça peut être un peu surprenant pour les « petits nouveaux » quand il y en a, mais comme les occasions sont relativement rares pour se voir tous ensemble, c’est comme si nous ressentions le besoin de tout dire et de tout emmagasiner…
C’est aussi le 24 que depuis fort longtemps, le père Noël passe livrer ses surprises « comme par hasard » pendant que nous partons prendre notre traditionnelle marche d’avant minuit. Il faut nous voir (parfois en pyjama) marcher dans le quartier en chantant des chansons de Noël, pendant que papi sort tous les cadeaux des multiples cachettes et les dépose sous le sapin, avant d’attendre le retour des randonneurs, anxieux de voir la réaction de ses petites-filles.
Il y a déjà quelques années que Marianne, Laurence, Marie-Ève, Audrey et Frédérique ont compris le stratagème, mais depuis, elles « embarquent », elles aussi, dans notre belle folie. Celle de perpétuer la magie et d’être elles aussi au cœur de la fabrique de souvenirs pour Léa et Anaïs, mes deux nièces de six ans pour qui le père Noël existe vraiment.

Marie-Andrée Prévost
Propriétaire de VIVA Média

Vous aimerez également

 

<<