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Souvenirs – Les billets de papa et les patins de maman

Louise Perron, résidente du Manoir Harwood, se souvient avec nostalgie des dollars que lui tendait son père le matin de Noël. Photo Guillaume de Chantal

Louise Perron, résidente du Manoir Harwood, se souvient avec nostalgie des dollars que lui tendait son père le matin de Noël. Photo Guillaume de Chantal

Lorsqu’elle pense à Noël, Louise Perron pense au visage de son père au pied de l’escalier, qui attend ses enfants avec des billets dans les mains.

« Quand nous étions plus jeunes, les billets étaient petits. Mais en vieillissant, ils devenaient plus gros », explique la dame en évoquant le montant des dollars reçu qui grimpait chaque année. « Pour maman, les cadeaux devaient être à Noël, mais papa insistait pour qu’elle en garde pour le jour de l’an. S’il n’y en avait plus, il partait en chercher d’autres », lance celle qui a vu le jour à Salaberry-de-Valleyfield.
Ces discussions faisaient son affaire puisqu’elle recevait plus de cadeaux. « Lorsque nous avions des patins, il fallait que ce soit à Noël, parce que nous en profitions pendant le congé des Fêtes », se souvient Louise Perron qui aimait également les grosses réceptions familiales du jour de l’an. « C’était toute la famille rapprochée et toute la famille multipliée. À une certaine époque, nous étions jusqu’à une trentaine pour les soupers », dit-elle, des éclats dans les yeux et des souvenirs en tête.
Accompagnée de son fils, Claude Viau, elle se rappelle aussi avoir fêté dans la maison ancestrale qui est demeurée de génération en génération. « C’était la maison familiale depuis plusieurs années. Nous allions à la messe de minuit, et nous revenions en famille pour célébrer le réveillon. C’était une belle époque, même si je ne croyais plus au père Noël. Jusqu’à l’âge de 10 ans j’y ai cru, mais après, vers 11-12 ans, je me suis dit que c’était de belles histoires », rigole la dame en concluant.

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