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Alimentation : L’évolution de la nourriture

L’apparence et le goût des fruits et des légumes que nous connaissons et aimons aujourd’hui sont très différents de ce qu’ils étaient dans le passé. La majorité de ceux que l’on trouve dans nos assiettes n’existeraient pas sous leur forme actuelle sans la technologie de la phytologie, ni d’ailleurs sans la sélection de semences la plus rudimentaire.
Cette sélection de semences est une des premières formes de biotechnologie végétale. Les agriculteurs des temps anciens (jusqu’à 7000 av. J.-C.) examinaient leurs jardins et leurs champs afin de trouver les plantes les plus robustes, les plus saines et les plus savoureuses, puis ils conservaient les graines de ces plantes supérieures pour s’en servir la saison suivante.
Le maïs que l’on trouve présentement sur le marché est si différent de ses premiers ancêtres que les scientifiques ont eu du mal à déterminer d’où il venait.
Le maïs a été créé il y a environ 9 000 ans à partir d’une graminée appelée le téosinte. Au début, il s’agissait d’un petit épi sec et dur, qu’on ne trouvait qu’en Amérique centrale. Aujourd’hui, on cultive du maïs de cinq couleurs différentes dans près de 70 pays. Ces dernières années, les scientifiques ont mis au point des variétés de maïs résistantes à certains insectes. Le melon d’eau et la pêche, très populaires auprès des Canadiens, sont deux autres fruits radicalement différents qui n’existeraient pas de nos jours sans l’intervention humaine. Le melon d’eau pourrait gagner le prix du « fruit ayant connu la meilleure amélioration » : le fruit d’origine était petit et rempli de graines amères, alors que celui d’aujourd’hui est énorme, juteux et sucré.
Les premières pêches sauvages, originaires de Chine, étaient quatre fois plus petites que le fruit dodu actuel. En sélectionnant les semences aux caractéristiques les plus désirables, les agriculteurs ont pu créer, au fil des millénaires, un produit meilleur et plus nutritif.
Les technologies de la phytologie, qui ont considérablement progressé depuis l’époque de la sélection manuelle des semences, permettent aux scientifiques et aux agriculteurs de produire des plantes plus robustes, aptes à résister aux ravageurs, à la sécheresse et aux maladies.

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